À PROPOS DE
HUMANTRONIC

La part de l’homme dans le chant que génèrent les machines. Quelque chose qui nous ramène à Detroit, vers le milieu des années 80 : une mécanique obsessionnelle, qui précipite les corps et les esprits dans un état de transe. Comme beaucoup d’autres de sa génération, Frédéric Alvernhe s’est pris une claque monumentale à cet instant-là. Mais tous n’ont pas ensuite consacré leur carrière à propager cette vibration qui réunit les âmes, dans un élan sincère de communion extatique et tribale. Frédéric Alvernhe est Humantronic. Humantronic est techno. Mais avec un supplément d’homme.

Il y a longtemps de cela, Humantronic était Fred Flower. Et Fred Flower ne ressemblait déjà à personne sur la scène phocéenne quand il a commencé à se faire connaître en tant que musicien, compositeur et Dj. C’était à la fin des années 90, une époque où il opérait en électron libre, multipliant les

expériences : aux platines, dans différents groupes, en synchro (son remix du générique de l’émission culte Culture Pub) ou pour le monde du spectacle vivant (Au pays des hommes, Théâtre Toursky, puis Electron un peu plus tard avec Michel Moglia et l’Orgue à Feu, deux spectacles transdisciplinaires au possible). En parallèle à son travail de Dj, qu’il appréhende dès le départ par le biais des nouvelles technologies (Final Scratch hier, Traktor aujourd’hui),

la programmation devient vite pour lui une seconde nature. Et tout doucement, Humantronic se met en place. Il fait d’abord la rencontre d’Apoll (Tongut Records) avec qui il lance en 2006 le label Neopren, distribué par Intergroove et fort de quelques vingt références à ce jour. Succès immédiat dès le premier maxi de Humantronic : Kiss of the flowerman est numéro 1 des ventes en téléchargement pendant un mois sur Juno. Il peaufine ensuite un « live » évolutif avec le logiciel du même nom, qui s’impose au fil du temps comme un must pour les amateurs de techno hypnotique, à la fois respectueuse des grands anciens (donc écartée de toute tendance) et très ancrée dans son époque (le travail de plus en plus organique des textures). C’est là une particularité forte de Humantronic : loin de toute facilité, son « live » est à considérer au sens premier du terme, une performance où chaque boucle, chaque son se joint aux autres dans l’instant du direct. En cela, celle-ci est très différente de ses dj-sets, pourtant mus par une même intransigeance.

En 2008, Humantronic est donc prêt pour la grande aventure berlinoise. Creuset fertile de l’avant-garde et du clubbing, la ville réunifiée reste cet endroit de tous les possibles, cet eden pour qui désire s’inscrire dans une dynamique techno pointue. C’est donc ici que Fred va sortir certains de ses meilleurs maxis (dont Beyond the line et Behind shadows sur le label d’Apoll ) et développer ses propres soirées (Reverse). Aujourd’hui, sa nouvelle arme se nomme Manakacha : plus qu’un label (qu’il pilotera cette fois-ci en solo), une plateforme artistique pour exposer le travail de gens qu’il apprécie, photographes, graphistes et bien sûr musiciens… Un projet 100% indépendant, très ouvert musicalement, qui se focalisera sur des sorties en digital (avec Believe à la distribution). Humantronic en signera la toute première référence, avec notamment un remix de Sarah Goldfarb (l’autre Marseillais qui monte) et continuera d’être sur tous les fronts dans les prochains mois : en live ou aux platines, en tant que producteur ou organisateur (les très prisées soirées Secret Garden dans le sud de la France, qui ont vu défiler Radio Slave, Carl Craig ou Sebo K). Cet homme serait-il une machine ? Peut-être. Mais une machine dotée d’un cœur qui pulse, à moins qu’il ne s’agisse, pour le dire autrement, de l’une des prochaines balises dans une techno devenue de plus en plus rigoriste.

Humantronic / Ardan Bel
For Booking (LIVE & DJ)
booking@manakacha.com

Demos / Promos for Humantronic , Ardan Bel & Manakacha
demos@manakacha.com

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